Causerie

Fonctionnalités · Prompt système

Dites-lui qui il est,
et ce qu'il ne dit jamais.

Le prompt système, c'est la fiche de poste du bot : son rôle, son ton, ce qu'il sait, les sujets qu'il refuse, ce qu'il fait quand il ne sait pas. Jusqu'à 50 000 caractères par bot, mais dix lignes claires suffisent au premier. C'est ce qui sépare un chatbot générique d'un employé digital.

À quoi sert le prompt système d'un chatbot ?

Le prompt système est le jeu de consignes que le bot lit avant chaque réponse : qui il est, quel ton il prend, ce qu'il sait de l'entreprise, les sujets qu'il ne traite jamais, et ce qu'il fait quand la réponse n'est pas dans ses sources. Chez Causerie, il accepte jusqu'à 50 000 caractères par bot et se règle depuis le dashboard, section Modèle et instructions. Les garde-fous les plus utiles tiennent en quelques lignes : les sujets interdits, la règle « si tu ne sais pas, dis-le et propose un email », et l'obligation de se présenter comme une IA, imposée par le règlement européen depuis le 2 août 2026.

Illustration : une bulle de conversation derrière une petite barrière sculptée, un panneau indicateur et un rouleau de consignes déroulé à ses pieds
Les consignes d'un côté, la barrière de l'autre : le bot répond dans son périmètre.

Les six blocs d'un bon prompt

Un prompt qui marche n'est pas long, il est ordonné. Six blocs, dans cet ordre, couvrent presque tous les cas.

  • Le rôle : une phrase : « Tu es l'assistant de telle entreprise, tu réponds aux visiteurs du site. » Et, dès la première fois, qu'il est une intelligence artificielle.
  • Le ton : vouvoiement ou tutoiement, phrases courtes, jamais de jugement sur la question. Le ton se décide ici, pas au hasard des réponses.
  • Ce qu'il sait : les faits stables que le bot doit avoir sous la main sans chercher : horaires, zone desservie, fourchette de prix, délais. Le reste vient de la base de connaissances.
  • Ce qu'il ne fait jamais : les sujets interdits, par métier : pas de diagnostic pour un cabinet de santé, pas de conseil personnalisé pour un cabinet juridique, pas de promesse de remise pour une boutique.
  • Quand parler du produit ou de l'offre : seulement si la question s'y prête, une phrase, jamais deux relances de suite.
  • Quand il ne sait pas : il le dit, et propose de laisser un email pour que l'équipe réponde. C'est la règle qui évite les inventions.

Dix lignes couvrent ces six blocs pour un site de PME. Ajoutez des règles quand une conversation réelle en montre le besoin, pas avant : le guide du script de chatbot décrit la méthode.

Les garde-fous qui comptent vraiment

Trois garde-fous règlent la quasi-totalité des réponses gênantes. Le premier est la liste des sujets interdits, avec la formulation du refus : « je ne peux pas répondre sur ce point, voici comment joindre l'équipe ». Le second est la règle du « je ne sais pas » : quand l'information n'est pas dans les sources, le bot le dit et collecte un email au lieu d'improviser. Le troisième est la limite de ce que le bot engage : il informe et transmet, il ne promet ni remboursement, ni remise, ni délai ferme, décisions qui restent humaines.

Le RAG fait le reste : à chaque question, seuls les passages pertinents de vos contenus sont transmis au modèle, qui répond à partir d'eux. Un prompt qui le rappelle, « réponds uniquement à partir des documents fournis », renforce la discipline sur les modèles les plus bavards. Le mécanisme est détaillé sur la page base de connaissances.

Se présenter comme une IA : une obligation depuis août 2026

Depuis le 2 août 2026, l'article 50 du règlement européen sur l'IA impose qu'un chatbot annonce sa nature dès qu'on la lui demande, et qu'il ne se fasse pas passer pour un humain. Un prénom n'interdit rien ; le mensonge sur sa nature, si. La consigne tient en une ligne du prompt : « Tu es une intelligence artificielle, tu le dis clairement si on te le demande. » Le message d'accueil peut le dire aussi. Notre actualité sur l'AI Act détaille ce que ça change pour une PME.

Tester avant de publier

Le dashboard a un onglet Tester : posez au bot les dix questions que votre équipe reçoit chaque semaine, puis trois questions hors sujet, puis une question piège sur un sujet interdit. Si une réponse déborde, ajoutez une ligne au prompt et retestez. Une heure de ce travail vaut plus que tout le reste : c'est ce qui rend le bot fiable le jour où il parle à un vrai client.

Deux erreurs fréquentes. Un prompt de trois pages, que le modèle applique mal et que personne ne relit : dix lignes battent une charte complète. Et un prompt jamais remis à jour : relisez les conversations chaque semaine, elles disent quelles consignes manquent.

Dix lignes, et il sait quoi ne pas dire.

Collez l'adresse de votre site : le bot lit vos pages, vous écrivez ses consignes dans le dashboard, vous testez avant de publier.

À lire aussi : Empêcher un chatbot d'inventer · Écrire le script de son chatbot · Le transfert vers un humain · Informer sans diagnostiquer : le cas santé

Prompt système : vos questions.

Qu'est-ce qu'un prompt système ?

Le jeu de consignes que le bot lit avant chaque réponse : son rôle, son ton, ce qu'il sait, les sujets interdits, ce qu'il fait quand il ne sait pas. Chez Causerie, il se rédige dans le dashboard, section Modèle et instructions, jusqu'à 50 000 caractères par bot.

Combien de caractères faut-il ?

Dix lignes suffisent au premier bot d'un site de PME. Le plafond de 50 000 caractères sert aux entreprises qui ont beaucoup de règles métier, pas à tout le monde. Un prompt court et relu vaut mieux qu'une charte complète que le modèle applique mal.

Comment empêcher le bot d'inventer ?

Trois consignes : répondre uniquement à partir des documents fournis, dire « je ne sais pas » quand l'information manque et proposer un email, ne jamais promettre au nom de l'entreprise. Le RAG limite déjà le modèle aux passages pertinents ; le prompt verrouille le comportement quand il ne trouve rien.

Peut-on interdire des sujets ?

Oui, c'est le garde-fou le plus utile. Listez les sujets, par exemple le diagnostic médical, le conseil juridique personnalisé ou les remises, et la phrase de refus que le bot doit employer, avec la façon de joindre l'équipe.

Le bot doit-il dire qu'il est une IA ?

Oui. Depuis le 2 août 2026, le règlement européen sur l'IA impose qu'un chatbot annonce sa nature et ne se fasse pas passer pour un humain. Une ligne dans le prompt et, si vous voulez, dans le message d'accueil, suffisent.

Le prompt change-t-il selon le modèle ?

Le même prompt fonctionne avec les huit modèles. Les modèles rapides gagnent à des consignes courtes et concrètes ; les modèles avancés suivent des règles plus nuancées. Testez dans l'onglet Tester après un changement de modèle.

Faut-il un prompt par bot ?

Oui, chaque bot a le sien : une boutique et un cabinet n'ont ni le même ton ni les mêmes interdits. Le plan Pro permet trois bots, Business quinze, chacun avec son prompt et ses sources.

Son rôle, son ton, ses limites.

Le prompt système est inclus dans tous les plans, jusqu'à 50 000 caractères par bot. Gratuit pour commencer, sans carte bancaire.

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