Trois familles de chatbots santé : pour les patients, pour l'accueil d'un cabinet, pour le praticien
Le mot « chatbot santé » recouvre trois outils différents. Le premier informe le grand public : confIAnce, le chatbot des Hôpitaux universitaires de Genève, répond sans compte aux questions de médecine générale à partir de plus de 1 500 pages de documentation de leur service de médecine de premier recours, et ne pose aucun diagnostic. Le troisième aide le praticien à rédiger ou à documenter ses consultations : c'est un autre métier.
Entre les deux, le chatbot d'un cabinet ou d'un centre fait l'accueil : horaires, accès, tarifs, déroulé d'un soin, documents à apporter, prise de rendez-vous. C'est ce que fait Causerie, avec le même principe que les HUG : répondre seulement à partir de documents validés, et ne jamais trancher une question médicale.
Source : HUG, confIAnce (page mise à jour le 5 octobre 2026)
Ce que le chatbot d'un cabinet médical peut dire en ligne
Le code de déontologie autorise le médecin à informer le public par tout moyen, site internet compris, sur ses compétences et ses conditions d'exercice, si l'information est loyale et honnête, sans témoignages de tiers, sans comparaison avec d'autres médecins ou établissements, et sans inciter à des soins inutiles (article R4127-19-1 du code de la santé publique).
Ce sont les consignes à donner au bot : pas d'avis de patients repris dans ses réponses, pas de comparaison avec un confrère, jamais « vous devriez faire ce soin ». Il décrit ce qui se pratique au cabinet, et renvoie la décision à la consultation.
À lire : Prompt et garde-fous
Source : Code de la santé publique, article R4127-19-1 (Légifrance)
Données de santé : pourquoi le bot n'en recueille pas
Héberger des données de santé recueillies lors d'activités de prévention, de diagnostic ou de soins exige une certification d'hébergeur de données de santé, dite HDS (article L1111-8 du code de la santé publique). Causerie n'est pas hébergeur certifié HDS. Pour un cabinet, on règle donc le formulaire du bot pour qu'il ne demande que le nom, l'e-mail et le téléphone, et ses consignes pour qu'il ne demande jamais un symptôme, un traitement ou un antécédent.
Pour une question médicale, il oriente vers la consultation ou, en cas d'urgence, vers le 15. Le rendez-vous se prend dans votre outil, Doctolib par exemple, où ces données sont à leur place.
À lire : Chatbot de prise de rendez-vous
Source : Code de la santé publique, article L1111-8 (Légifrance)
D'où viennent les réponses du chatbot santé
Uniquement des documents que vous lui donnez : pages du site, fiches de soins, livret d'accueil. Chaque conversation se relit mot pour mot dans le tableau de bord. Si vous activez les pouces, les visiteurs notent les réponses, et une réponse à corriger se réécrit une fois : le bot donne la bonne version la fois suivante. Le réglage « Données 100 % en Europe » fait passer la réponse et la recherche dans vos documents par Mistral AI, sur son point d'accès européen.
À lire : Améliorer les réponses · Vos données restent en Europe
