Les cas d'usage d'un chatbot assurance, du devis au sinistre
Un chatbot assurance répond aux assurés et aux prospects à partir de vos documents : conditions générales, tableaux de garanties, procédures, FAQ. Les garanties d'abord : « suis-je couvert pour ce dégât des eaux ? », avec la réponse tirée du contrat et la réserve de l'étude du dossier. Le sinistre ensuite : les premières démarches, les pièces à réunir, le délai de déclaration. Le devis enfin : il recueille le besoin (le bien, l'usage, l'échéance) et transmet un dossier propre au courtier.
Il traite aussi la vie du contrat (attestation, changement d'adresse ou de véhicule, échéance), en indiquant le chemin dans votre espace client ; la renonciation et la résiliation, dont il explique la démarche et le délai sans les exercer à la place de l'assuré ; et le rendez-vous avec un conseiller, en proposant votre lien de réservation en bouton, dans toutes les formules.
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Délais de déclaration de sinistre : ce que le bot rappelle
Le délai de déclaration est fixé par le contrat, mais la loi lui impose un minimum : cinq jours ouvrés, ramené à deux jours ouvrés en cas de vol et à vingt-quatre heures en cas de mortalité du bétail, et les parties peuvent l'allonger d'un commun accord. Une déclaration tardive ne fait perdre la garantie que si le contrat le prévoit et si l'assureur prouve que le retard lui a causé un préjudice.
Un bot bien réglé cite le délai de vos conditions générales, rappelle ce minimum légal et oriente vers l'espace de déclaration ou vers un conseiller. Il ne dit jamais si le sinistre sera pris en charge : c'est l'étude du dossier qui tranche.
Souscription en ligne : ce qui a changé le 19 juin 2026
Depuis le 19 juin 2026, un assureur qui fait souscrire à distance par une interface en ligne doit offrir une fonctionnalité qui permet d'exercer gratuitement le droit de renonciation. C'est l'article L112-2-1 du code des assurances, modifié par l'ordonnance n° 2026-2 du 5 janvier 2026, qui transpose la directive européenne 2023/2673.
Le chatbot n'en tient pas lieu : il explique le droit de renonciation, son délai, et pointe vers cette fonctionnalité, là où elle se trouve sur votre site.
À lire : Parler à un humain face à un chatbot : les règles
Source : Ordonnance n° 2026-2 du 5 janvier 2026, article 17 (Légifrance)
IA et assurance : ce que le règlement européen classe à haut risque
Le règlement européen sur l'IA classe à haut risque les systèmes destinés à évaluer les risques et à fixer les prix pour les personnes physiques en assurance vie et en assurance maladie (annexe III, point 5 c). Un chatbot qui informe, qualifie un besoin et transmet au courtier, sans tarifer ni décider d'une souscription, n'entre pas dans cette catégorie. Il reste tenu à la transparence : dire au visiteur qu'il échange avec une IA.
Sécurité des données des assurés
Les conversations sont hébergées en Europe : serveur en France, base de données à Francfort. Leur durée de conservation se règle bot par bot, de 30 jours à 2 ans, ou sans limite, et la liste des sous-traitants est publiée avec leur pays. Le réglage « Données 100 % en Europe » fait passer la réponse, la recherche dans vos documents et le modèle de secours par Mistral AI, sur son point d'accès européen.
Pour un contrat de prévoyance ou de santé, réglez le bot pour qu'il ne demande aucune donnée de santé : il informe sur les garanties et oriente vers un conseiller pour le reste.
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Combien coûte un chatbot pour un courtier ou une agence
Gratuit pour essayer (20 conversations par mois), puis 19 € HT par mois pour 1 000 conversations, 49 € HT pour 3 000 conversations et 3 chatbots, 99 € HT pour 10 000 conversations et 15 chatbots, IA comprise et sans engagement. À la limite, le bot se met en pause jusqu'au mois suivant : rien n'est facturé en plus. Un cabinet qui a plusieurs sites, ou une marque par produit, prend la formule Pro ou Business.
À lire : Les tarifs · Le vrai prix de l'IA chez les autres outils
