Un chatbot traite des données personnelles dès la première conversation : ce que vos visiteurs écrivent, leurs emails capturés, parfois des situations sensibles. Le RGPD s'applique pleinement, et votre DPO posera cinq questions précises. Voici les réponses à exiger de tout éditeur, et la checklist pour documenter votre conformité.
Ce qu'un chatbot traite vraiment
- ✓Le contenu des conversations : tout ce que le visiteur écrit, y compris ce que vous n'avez pas demandé (les gens racontent leur situation).
- ✓Les données de contact capturées : email, téléphone, besoin exprimé : des données personnelles au sens plein.
- ✓Les métadonnées : horodatage, page visitée, parfois des identifiants techniques.
- ✓Vos propres documents : la base de connaissances peut contenir des données (tarifs négociés, procédures internes) dont la fuite serait un incident.
Les 5 questions de votre DPO (et les bonnes réponses)
1. Où sont hébergées les données ? Exigez l'Union européenne, nommément. « Cloud sécurisé » sans localisation n'est pas une réponse. Chez Causerie : hébergement en Europe, chiffrement au repos et en transit.
2. Les conversations servent-elles à entraîner des modèles ? La bonne réponse est un non contractuel. C'est LE point qui sépare les offres grand public des offres entreprise : chez Causerie, les contenus clients ne servent jamais à l'entraînement.
3. Qui sont les sous-traitants, et où ? Un chatbot IA transmet les messages à un fournisseur de modèle (OpenAI, Anthropic, Google, Mistral) pour générer la réponse. Demandez la liste, le cadre contractuel, et la possibilité de choisir un fournisseur européen : sélectionner Mistral (France) comme moteur, en un clic, est un argument que votre DPO appréciera : le détail dans notre comparatif.
4. Quelle est l'exposition au CLOUD Act ? Cette loi américaine permet aux autorités US d'exiger des fournisseurs américains l'accès à des données, même hébergées en Europe. Un éditeur européen hébergeant en Europe réduit structurellement cette exposition. Ce n'est pas de la paranoïa : c'est une case des analyses de risque modernes.
5. Comment exerce-t-on les droits (accès, effacement) ? Les conversations doivent être consultables, exportables et supprimables par vous, sans ticket au support. Dans le dashboard Causerie : chaque conversation est lisible, l'export existe, la suppression aussi.
Votre checklist de mise en conformité
- ✓Registre des traitements : ajoutez une ligne « assistant conversationnel » : finalité (information visiteurs, qualification de demandes), données traitées, durée de conservation, sous-traitants.
- ✓Politique de confidentialité : mentionnez le chatbot, ce qu'il collecte et le fournisseur : une phrase claire suffit (la nôtre est publique en exemple).
- ✓Information dans le widget : le visiteur doit comprendre qu'il parle à une IA : c'est aussi une exigence de l'AI Act européen pour les agents conversationnels.
- ✓Minimisation : ne demandez dans le formulaire que ce qui sert (un email suffit souvent : le téléphone se demande quand il y a une vraie raison).
- ✓Durées de conservation : décidez (par exemple 12 mois pour les conversations, aligné sur votre cycle client) et purgez.
- ✓Consignes internes : interdisez à la base de connaissances tout document contenant des données personnelles de clients.
L'AI Act en une phrase
Pour un chatbot d'entreprise classique, l'obligation centrale du règlement européen sur l'IA est la transparence : le visiteur doit savoir qu'il interagit avec une IA. Un widget honnête (« assistant IA ») la remplit : les usages à haut risque (scoring, biométrie...) ne concernent pas ce cas d'usage.
Aller plus loin : la chaîne souveraine
Pour les secteurs régulés et les appels d'offres publics, la conformité minimale ne suffit plus : la question devient « qui touche la donnée, à chaque étage ? ». Éditeur européen, hébergement européen, modèle européen : cette chaîne complète existe : c'est l'architecture de Causerie avec Mistral sélectionné comme moteur. Le raisonnement complet : la souveraineté vérifiée à 3 étages.
En bref
- ✓Un chatbot est-il compatible RGPD ? Oui, à condition de choisir un éditeur qui héberge en UE, n'entraîne pas sur vos données, et vous laisse le contrôle (lecture, export, suppression). Documentez ensuite le traitement : c'est une ligne de registre, pas un projet.
- ✓Faut-il un consentement pour le chatbot ? La conversation engagée volontairement par le visiteur repose généralement sur l'intérêt légitime ; la capture d'email pour recontact, elle, doit être transparente sur sa finalité. En cas de doute, votre DPO tranche : apportez-lui les réponses des 5 questions ci-dessus.
- ✓Le mot à retenir : la conformité n'est pas un frein : bien choisie, elle devient un argument commercial face à vos propres clients.